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Tombeurs du grand Milan
A l'orée de la saison 95/96, le Football Club des Girondins de Bordeaux participe à la première édition de la Coupe Intertoto. Ce sera le début d'une extraordinaire épopée qui conduira le club vers sa première finale de Coupe d'Europe. Bordeaux disputera 20 rencontres sur la scène européenne. L'incroyable élimination du Milan A.C en quarts de finale (0-2/3-0) restera à jamais gravée dans les mémoires comme les noms des valeureux combattants bordelais : Zidane, Dugarry, Lizarazu, Witschge, Anselin, Bancarel, Castant, Croci, De Blasiis, Dogon, Dutuel, J. Fernandez, Fischer, Fontan, Friis-Hansen, Grenet, Histilloles, Huard, Lucas, Prunier, Tholot, Toyes et Varesanovic. Les Girondins s'inclineront en finale de cette Coupe UEFA face au Bayern de Munich (0-2/1-3).

Michel PavonLes premiers au Stade de France
A l'issue de cette inoubliable saison, Bordeaux renouvelle pratiquement la totalité de son effectif avec l'arrivée de 13 nouveaux joueurs. Un nouveau président : Jean-Louis Triaud et le retour de Rolland Courbis au poste d'entraîneur. L'objectif est clair : retrouver une place qualificative pour la Coupe d'Europe. Les résultats furent au-delà des espérances. Bordeaux termine quatrième du championnat et s'incline aux tirs au but en finale de la Coupe de la Ligue face à Strasbourg. A l'Orée de la saison 97/98, les Bordelais enregistrent le départ de Rolland Courbis qui est remplacé par Guy Stéphan. Bordeaux s'incline au premier tour de la Coupe UEFA face aux Anglais d'Aston Villa (0-0/0-1). Elie Baup, adjoint de Guy Stéphan prend en main l'équipe au mois de janvier. Les partenaires de Michel Pavon parviennent de nouveau en finale de la Coupe de la Ligue. Ils s'inclinent une nouvelle fois aux tirs au but, après une rencontre somptueuse contre Paris SG (2-2/ 2-4 t.a.b). Malgré cette défaite, les Bordelais obtiennent leur billet pour l'Europe grâce à une superbe deuxième partie de championnat.

Après 12 ans d'attente
Le parcours européen des Girondins version 1998-99 a largement dépassé les espérances. Bordeaux est seulement éliminé en quarts de finale par Parme (2-1/ 0-6). L'aventure européenne s'arrête nette, mais les bonheurs et les honneurs se prolongent en France. Les hommes d'Elie Baup entament le championnat de France dans les meilleures conditions, cinq matches pour autant de victoires. Dès lors, un mano à mano, qui tiendra en haleine tous les amoureux de football de l'Hexagone, s'engage entre Bordeaux et Marseille. Le collectif bordelais permet aux individualités de s'épanouir dans la joie et la sérénité. Tant et si bien que pour le choc du championnat, les Girondins ont offert une véritable leçon de football aux Marseillais (4-1). Rien n'est pourtant joué, le championnat ne donnera son verdict que lors de la dernière journée, le 29 mai 1999, au Parc des Princes. A quelques minutes du dénouement, le PSG tient Bordeaux en échec (2-2), le titre semble s'échapper. C'est sans compter sur le réalisme de Pascal Feindouno qui crucifie Lama à la 89ème minute (3-2). Bordeaux est champion, un magnifique champion incarné par Laslandes, Wiltord, Ramé, Micoud, Diabaté, Alicarte, Pavon, Benarbia, Saveljic, Torres Mestre, Grenet, Ferrier, Afanou, B. Da Rocha, K. Diawara, Musampa, Jemmali, Ivan, Vukomanovic, Feindouno, Delaroche, Anselin et Philippe.

Les moments forts
A 22h30, les Girondins de Bordeaux sont les nouveaux champions de France ...

Des Bordelais à Paris...!
Tout comme la saison passée, le titre va se jouer lors de l'ultime journée. Les Bordelais ont leur destin entre les pieds. Une victoire et c'est joué. En cas de match nul ou de défaite, tout dépendra du résultat des Marseillais à Nantes. Le Parc des Princes est plein. Côté bordelais, près de 1000 supporters ont fait le déplacement, les autres regardent la rencontre sur un écran géant installé à la patinoire de Bordeaux. La délégation bordelaise est partie la veille comme lors de chaque déplacement. Même si la rencontre est d'une importance capitale, on ne change pas les habitudes. Benarbia a purgé ses matches de suspension, il sera bien présent au coup d'envoi. Seule absence de marque, celle de Micoud qui ne s'est pas remis de sa blessure contractée face à Lyon. Les Bordelais qui pourraient, à juste titre, jouer petit bras, entament la rencontre avec une étonnante sérénité. Le but inscrit par Wiltord après 19 minutes de jeu signe sans conteste la suprématie du jeu bordelais.

Dans le même temps, Pires a marqué à Nantes. il ne faudra pas compter sur une éventuelle défaillance marseillaise. Tout va pour le mieux jusqu'à la pause. Mais à la reprise, les choses se gâtent. Rodriguez égalise après 12 minutes de jeu en seconde période. Les supporters bordelais ne souffriront que 5 petites minutes puisque Sylvain Wiltord redonne l'avantage à ses coéquipiers en trompant Lama. Ce n'était qu'une alerte, mais qui, malheureusement, va tétaniser les Marine et Blancs. Bordeaux commence à reculer, à perdre trop de ballons, en un mot à se mettre en danger. Il ne reste pourtant que 12 minutes à tenir et c'est gagné. Mais Adailton en a décidé autrement. Il bat de la tête Ramé. Ce n'est pas possible ! Pas si près du but. Bordeaux n'est plus champion, c'est Marseille. Plus que cinq petites minutes. Micoud, Saveljic et Philippe sont à l'entrée du tunnel la tête dans les mains. Elie Baup lance le jeune Feindouno. On joue le tout pour le tout et ces sacrés Nantais qui ne parviennent pas à égaliser face à Marseille. Wiltord déborde, il centre pour Ivan, seul aux six mètres, qui reprend de la tête, mais Lama intervient par miracle. Incroyable : Micoud, Saveljic et Philippe sont à genoux. On va jouer les arrêts de jeu. Dans les travées du Parc ou à la patinoire, les commentaires sont les mêmes. " Finalement ce fut quand même une super saison et Marseille avec l'effectif qu'ils ont ...! " C'est alors que l'incroyable se produit. Laslandes glisse un dernier ballon à Feindouno qui, lui, le glisse hors de portée de Lama. Bordeaux a marqué. Bordeaux est Champion. Elie Baup tombe à genoux, Micoud, Saveljic et Philippe se retrouvent sur le banc de touche. A la patinoire, c'est du délire. Les dernières secondes sont interminables mais finalement Monsieur Colombo siffle la fin. Dans tous les stades de France, la victoire de Bordeaux est ovationnée, récompensant ainsi la formation qui a sans conteste pratiqué le meilleur football de la saison.

Grenet, Duga, AfanouDans le vestiaire, chacun sera surpris par le calme des joueurs bordelais. Fatigués, épuisés physiquement mais surtout nerveusement, ils se libèreront quelques heures plus tard dans leur stade, devant leurs supporters. Après plus de trois heures d'attente, ils sont près de 40000 à hurler leur bonheur lorsque les hommes d'Elie Baup foulent la pelouse de Lescure. Ce sera alors une heure de joie intense, de chants, de danses, une communion extraordinaire entre un groupe de copains et leurs supporters. Les champions de France ont tenu à remercier leurs supporters bordelais.