vendredi 14 avril 2000

Et si l'OM n'existait pas ?

Aujourd'hui, mon ambition est d'être tolérant. J'ai dans l'idée de rendre hommage à un grand club français qui, il faut le reconnaître, nous a offert une des plus belles pages de notre football national au niveau européen.

Envisagez un court instant un championnat de France sans l'OM, quel rendez-vous attendrions-nous ? Il faut admettre que tout supporter Bordelais rêve d'assister au choc Bordeaux - OM à Lescure.

Je parle en cet instant de Marseille parce que le club est, n'ayons pas peur des mots, dans la merde et quoiqu'on en pense, cela me chagrine.

Le plus beau match, selon moi, de la saison écoulée demeure Bordeaux - OM et j'ai le sentiment que pour beaucoup cela coule de source. Alors, étant donné la subsistance de cette rivalité, je ne souhaite en aucun cas que le club phocéen s'essouffle dans les abîmes de la D2, non pas pour eux, mais pour nous, supporters bordelais. Je le réitère, quel choc attendrions-nous en championnat ? Peut-être le derby du sud-ouest contre Toulouse ? Il n'a jamais existé et n'existera jamais. Alors Paris ? Là encore, la rivalité est absente, car nous n'avons en aucun temps été au top au même moment avec les Parisiens. Donc il reste Monaco. Je suis navré pour les quelques supporters monégasques, mais il ne peut pas exister d'émulation avec Monaco. Alors qui ?... Eh oui !... l'OM... L'unique club qui vit à notre rythme, qui tend vers notre idéal footballistique. Un club qui a marqué toute une génération tel Bordeaux, Saint-Etienne ou Reims. Les Marseillais et les Girondins ont tellement partagé de choses qu'à force de se haïr, ils en arrivent à s'aimer, à s'admirer et surtout, à se respecter. Les frères ennemis du football français sont, même si cela peut contrarier quelques personnes, l'OM et Bordeaux. L'histoire est présente pour le prouver.

Je dirais, Sommairement, qu'afin que les Girondins de Bordeaux vivent, il est indispensable que l'OM survive cette saison. Et nous attendrons tous, avec impatience, les rencontres Bordeaux - Marseille des années avenirs.

Salim Rabiai