mardi 28 mars 2000

Merci Michel.

Quand il est absent sur le terrain, on ne le sait pas et pourtant on sent qu'il manque quelque chose. On a l'impression que la machine ne tourne pas rond et d'ailleurs on se demande pourquoi. On regarde l'effectif et à première vue tout baigne, Micoud, Wiltord, Dugarry, Laslandes, Ziani... toutes les stars bordelaises sont sur le terrain, néanmoins ça cloche, le mécanisme est enrayé. Le jeu est insipide, sans âme, sans verve, les liens entre les lignes sont défectueux, le milieu est fébrile et la récupération hésitante. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il n'est pas présent sur la pelouse.

Un coach est peut-être capable de se passer d'un Wiltord ou d'un Laslandes, il peut lancer un jeune comme Feindouno ou Colucci dans l'arène de la D1 mais Michel, qui peut le remplacer ? Un joueur inexpérimenté est inopportun au poste qu'occupe cet ogre consciencieux, ce bouffeur de ballon, cette amoureux du maillot.

Pourquoi est-il indispensable, aimé sans être adulé ? Sans doute parce qu'il motive ses troupes, rend la confiance à ses coéquipiers, n'abdique jamais et surtout parce qu'on sait inconsciemment qu'un joueur de la sorte est rarissime dans le milieu du football. Se sont les autres qui ont besoin de lui, les stars le respectent car sans lui, elles ne brilleraient pas.

Alors, pour tout ce que tu nous as donné, et pour tout ce que tu nous donneras encore avec humilité, nous te disons merci Michel Pavon.

Salim Rabiai