Bordeaux défend plus qu'un titre à Montpellier
samedi 7 décembre 2002

Les Girondins de Bordeaux, tenants du titre, défendent leur trophée et espèrent rebondir, samedi, en 16es de finale de Coupe de la Ligue de football sur le terrain de Montpellier, tout autant en quête de rachat après avoir touché le fond du classement de Ligue 1.

Est-ce un bon présage ? En tout cas, les Girondins, qui stagnent à la 13e place, reviennent au stade de la Mosson, où ils ont signé leur dernière victoire à l'extérieur (1-0), lors de la troisième journée.

Depuis, l'équipe d'Elie Baup a chuté jusqu'à la 13e place, avec ses deux dernières défaites d'affilée contre Auxerre et au Havre en Ligue 1.

Le 20 avril 2002, Bordeaux avait sauvé sa saison et accroché un billet pour la Coupe de l'UEFA en battant Lorient en finale (3-0). A mi-saison 2002-2003, alors que les Girondins sont à huit points du premier européen, leur besoin de rebondir est encore plus fort.

Pour cela, ils peuvent compter sur le Portugais Pauleta, qui a perdu sa place de meilleur buteur au classement après deux matches sans but, et Jean-Claude Darcheville, qui avait joué la finale avec Lorient avant son transfert en Gironde.

Montpellier au plus bas

L'adversaire du jour va encore plus mal. Après la défaite concédée face à Monaco, mercredi, à domicile (1-2), Montpellier occupe la dernière place du championnat pour la première fois de la saison. Ce recul réduit à néant le choc psychologique du changement d'entraîneur opéré par Louis Nicollin au lendemain du nul (2-2) subi face à Troyes, le 26 octobre.

Au cours des six ultimes rencontres, l'équipe dirigée désormais par le trio d'entraîneurs Bernardet-Printant-Baills n'a obtenu que cinq points. Autrement dit, elle n'a pas fait mieux que lors des douze matches initiaux (dix points), lorsque Michel Mézy était à la tête de la formation héraultaise.

Face à la stagnation des résultats, le président Louis Nicollin a puni l'équipe pour les fêtes de Noël : "Pendant la trêve, les joueurs vont bosser au lieu de partir en vacances".

"Je comprends la colère du président, car on s'approche tout doucement de la seconde division, consent Gérard Bernardet. Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Si l'équipe est déçue, elle n'est pas abattue et elle va tout faire pour s'imposer face à Bordeaux. Nous allons préparer cette rencontre avec autant de sérieux que pour le championnat, car une victoire ferait du bien à tout le monde".

(AFP)