Costa et les Girondins dans le doute
mardi 3 décembre 2002

Le milieu défensif brésilien des Girondins de Bordeaux, comme sa formation, n'est pas en pleine confiance. Bilan, après la défaite à Auxerre, une douzième place bien loin de ses ambitions communes avec celles du club Marine et Blanc.

« J'avais l'habitude de toujours gagner, que se soit avec mon ancien club au Brésil ou la Seleçao. Si une fois nous avons eu une mauvaise passe avec la sélection nationale, nous nous en sommes rapidement sortis. » Le discours est grave, les mots parfois hésitant. Eduardo Costa a l'air fortement marqué par la mauvaise passe de son équipe, par sa propre inquiétude : « Je n'arrive pas à dormir, je sais que je ne joue pas à mon niveau, je pense tout le temps à nos problèmes. Nous avons pourtant montré par le passé que nous avions des qualités. Nous luttons pour revenir. »

Revenir vers le haut du classement, ces huit points qui manquent pour rejoindre Lyon, le leader. Sans regarder derrière et les huit points qui séparent Bordeaux de Troyes, premier reléguable. Une situation qui perdure depuis un moment. Si la valse continuelle des leaders permet aux hommes de Baup de ne pas trop prendre l'eau, le doute s'immisce petit à petit dans les têtes girondines à en devenir envahissant : « Je sais que je gamberge chez moi, que je garde ces soucis dans ma tête. Mais j'écarte ces problèmes lorsque je suis sur le terrain. J'essaie de me concentrer sur la match. Malheureusement parfois, ils réapparaissent. »

C'est donc devenu un cercle vicieux. Plus le jeune Eduardo Costa et les Girondins s'inclinent, plus l'anxiété et la peur diffusent leur mal sournois. Le remède ? Costa fait appel à son père : « Il est très précieux par ses conseils, il m'appelle souvent, il m'explique que cela arrive souvent dans la carrière d'un footballeur. D'ailleurs, tous les clubs de Ligue 1 doutent à leur tour. » Oui mais voilà, les Girondins s'installent dans leur marasme. Ils ont vraiment du mal à se transcender. Si chacun déclare faire de son mieux, la hargne collective n'est pas apparente. La venue du Havre mercredi soir pourrait être un électrochoc. Positif en cas de large victoire, très négatif et aux lourdes conséquences en cas de défaite.

(Football365)