UEFA - Lens, Bordeaux, Auxerre, Lyon, PSG: copies à revoir
vendredi 29 novembre 2002

Sur la lancée de leurs décevantes prestations en Ligue des champions, Lens, Auxerre et à un degré moindre Lyon, ont rendu des copies fades lors des matches aller des 16e de finale de l'UEFA, imités dans la médiocrité par Bordeaux, battu à domicile, et le PSG, vainqueur sans la manière.

Ainsi, même en seconde division européenne, il risque de ne pas y avoir beaucoup de représentants du pays des champions d'Europe en 8e de finale.

Tout est pratiquement fini en effet pour Lens, battu au FC Porto (3-0) après deux erreurs de son gardien Guillaume Warmuz, et Bordeaux, tourné en dérision chez lui par Anderlecht (2-0). C'est du 50/50 pour Auxerre, tombé avec les honneurs à Séville contre le Betis (1-0) et le Paris Saint-Germain, qui signe la seule victoire française de la soirée (2-1 à Paris contre Boavista, autre équipe de Porto, alors que Lyon est en ballotage favorable après son nul (0-0) en Turquie contre le modeste Denizlispor.

"J'assume complètement la défaite et l'éventuelle élimination, ainsi que les conséquences qui pourraient en résulter, à court ou moyen terme", confesse Warmuz, victime de ses erreurs mais aussi des mauvaises relances de son équipe (but en contre sur le 1-0, ballon perdu sur le 3-0).

Bouteille à moitié pleine

L'entraîneur Joël Muller s'en prend à toute l'équipe: "On n'a pas fait un match digne de la Coupe d'Europe. Des joueurs habituellement leaders n'ont pas été à leur niveau, ce soir. Peut-être paient-ils les efforts fournis depuis le début de la saison. Je pense notamment à ceux qui ont participé à la Coupe du monde". Les oreilles de Rigobert Song (Cameroun) et Jacek Bak (Pologne) ont dû siffler.

Comme Lens, Bordeaux devra tout donner dans 15 jours en Belgique pour remonter la pente contre Anderlecht qui n'a jamais été éliminé en Coupe d'Europe par des clubs français et a réalisé "un match tactiquement parfait", selon son entraîneur Hugo Broos.

Auxerre a conservé ses chances en ne s'inclinant à Séville que sur un penalty de l'ex-joueur de Marseille, Alfonso, provoqué par le champion du monde brésilien Denilson.

En Turquie, Lyon préfère regarder le résultat plutôt que la manière. Les joueurs ont "quelques regrets" (Patrick Muller) mais "on peut dire que la bouteille est à moitié pleine", préfère se féliciter le président Jean-Michel Aulas.

Le PSG tire aussi un bilan mitigé. Les Parisiens ont certes gagné, mais ne se sont pas mis à l'abri pour le retour à Porto. "Il s'agit d'un résultat plutôt favorable pour notre équipe". Ce n'est pas Luis Fernandez qui parle, mais Jaime Pacheco, l'entraîneur portugais.

(AFP)