Bordeaux, victime d'une mauvaise blague
vendredi 29 novembre 2002

Bordeaux, déjà à la peine en championnat, a sombré jeudi à l'occasion du match aller des 16e de finale de la Coupe de l'UEFA de football, victime d'une mauvaise blague récitée à la perfection par les Belges d'Anderlecht, vainqueurs réalistes (2-0) et toujours invaincus dans leurs confrontations avec des clubs français.

Fébriles défensivement, inefficaces dans la construction du jeu en raison d'un terrain favorisant davantage les séquences défensives que les initiatives offensives, les Girondins n'ont jamais pu revenir après une entame catastrophique.

"Ce but encaissé d'entrée nous a mis dans une situation difficile et nous a obligé à faire le jeu, a souligné l'entraîneur bordelais Elie Baup, assommé moralement par le second but concédé dans les arrêts de jeu. Malgré toute notre générosité, toute notre volonté, techniquement, on ne leur a pas posé assez de problème."

A l'inverse, l'entraîneur belge Hugo Broos a estimé pour sa part que "tactiquement, mon équipe a fait le match parfait et évolué à la perfection", le tout en rendant hommage à ses hommes, si proches des 8e de finale "s'ils ne font pas de bêtises au retour".

Désormais obligé de s'imposer au retour au Parc Astrid en marquant au moins trois buts, Bordeaux croit toutefois en ses chances. "Ce qu'ils ont réalisé chez nous, pourquoi ne pourrait-on pas le faire chez eux" s'est interrogé le stoppeur David Sommeil, vexé par la tournure des événements et prêt à en découdre à nouveau.

"Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir" a renchéri Baup. Avant d'ajouter: "A l'image d'un boxeur, ce n'est pas parce que l'on prend un K.O. que le combat est fini. Un sportif se doit de renverser des situations difficiles. On est pas encore les deux pieds dans la tombe."

(AFP)