Baup appelle à la révolte
vendredi 22 novembre 2002
L'entraîneur à la casquette n'est pas dans une position des plus confortables. La faute notamment à 10 minutes catastrophiques de son équipe samedi dernier à Lyon, qui ont marqué au fer rouge les
esprits. Avant Ajaccio, il incite ses joueurs à une réaction.
« Semaine après semaine, je considère que je suis prolongé. Je n'ai certainement pas perdu la foi ni dans le club, ni dans le jeu, alors je préfère me projeter dans ces valeurs. » Elie Baup le sait et entend ce murmure interrogatif. Que va t-il se passer en cas
de contre-performance samedi face à Ajaccio ? Pour celui qui fait partie des rares entraîneurs, dans ces temps mercantiles, a avoir enchaîné cinq saisons sous les couleurs du même club, le vent du boulet s'approche avec son inflexible sanction. Elie Baup, en cas de
défaite des siens contre les visiteurs corses, pourrait tomber au champ d'honneur des entraîneurs de la Ligue 1.
Pourtant, après la double confrontation contre les Suédois de Djugarden en coupe de l'UEFA et les bons résultats en championnat à Nantes (0-0) et contre Rennes (2-0), tout le monde s'accordait à dire que les Bordelais se trouvaient sur les chemins de
la rédemption. Même la première mi-temps dans le Rhône (1-2, score final 4-2) pouvait démontrer le potentiel du groupe marine et blanc. Et puis patatras, dix minutes de désordre incompatibles avec des ambitions de titre et surtout sans alternative face à un
adversaire du calibre lyonnais. « Il ne faut pas oublier le contexte du match à Lyon. L'euphorie de l'équipe lyonnaise, les qualités de son jeu et de son effectif. Il faut considérer que , durant 10 minutes, nous avons vécu un très grave accident, où nous
n'avons pas perdu la vie mais qui a laissé d'énormes traces. »
Un traumatisme qu'Elie Baup veut essayer d'effacer. « J'ai discuté avec beaucoup de joueurs, dans des termes un peu plus fort qu'à l'accoutumée. Je fais appel à la révolte ! » Attendue depuis un moment, aura-t-elle cette fois vraiment l'effet escompté
? Pour sa part, le capitaine Christophe Dugarry tente d'expliquer : « Notre problème, c'est que nous avons trop de joueurs introvertis. Il faut que chacun prenne sur soi et s'investisse un peu plus. Mais, sur les derniers matches, on avait senti une amélioration. On
ne va pas remettre tout en question parce qu'on est passés à travers pendant 8 minutes à Lyon. » Effectivement, la complète remise en cause paraît peut-être prématurée. A condition de ne pas passer à travers samedi contre Ajaccio...
| (Football365) |
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