Bordeaux retrouve le pays de Tintin
mardi 19 novembre 2002

Les Girondins affronteront Anderlecht au prochain tour. Une équipe prestigieuse en perte de vitesse.

On va finir par croire que les Girondins sont abonnés aux clubs belges dans cette compétition. Après Lierse lors du premier tour en 2000-2001, le Standard de Liège lors des 32es de finale en 2001-2002, ils affronteront cette fois le Royal Sporting Club d'Anderlecht pour le compte des 16es de finale, avec l'espoir de réussir la passe de trois. C'est le fruit du tirage au sort effectué à Genève alors que Malaga (Espagne), PAOK Salonique (Grèce) et Denizlispor (Turquie) auraient pu être aussi leurs adversaires. En terme de prestige, Anderlecht, club de la banlieue de Bruxelles, fait partie des grands d'Europe avec ses 43 participations aux différentes épreuves continentales et ses 26 titres de champion de Belgique. Malheureusement, cette hégémonie a pris du plomb dans l'aile ces dernières années. Un manque de moyens financiers évident, une absence de politique de formation et un recrutement pas toujours bien maîtrisé. Les déboires européens de ces cinq dernières années sont là pour en témoigner. Ainsi, Anderlecht ne figurait pas parmi les seize têtes de série désignées pour ce troisième tour. Pour autant, il s'est qualifié avec aisance lors des deux tours précédents, face aux Norvégiens de Stabeack (0-1, 2-1) et aux Danois de Midtjylland (3-1, 3-0).

Quatorze nationalités. En championnat, sa situation n'est guère plus reluisante. Les Mauves, comme on les surnomme, occupent la sixième place avec 20 points (6 victoires, 2 nuls, 3 défaites) à 11 longueurs du leader, Bruges. Après seulement douze journées, le fossé est considérable. En perdant, il y a deux ans, ses deux meilleurs buteurs, le Tchèque Koller (Dortmund) et le Canadien Razinski (Everton), et son meneur de jeu Goor, le groupe dirigé par Hugo Broos, qui a succédé cette saison à Aimé Anthuenis appelé au chevet de l'équipe nationale, s'est considérablement affaibli.
Les arrivées des deux attaquants, Jestrovic, l'ancien Messin, et du Polonais Zewlakow, n'ont pas compensé les départs. Si l'effectif dénombre quatorze nationalités différentes, c'est aussi l'une de ses faiblesses. En dépit d'une kyrielle d'internationaux. Parmi les plus connus, citons les Belges Baseggio et Vanderhaeghe, le Polonais Zewlakow, le Finlandais Tihinen et surtout le Sud-Coréen Séol, héros de la dernière Coupe du Monde en ayant marqué le but égalisateur contre l'Italie en huitième de finale.
Séol est le meilleur réalisateur du club avec huit buts inscrits en championnat, et Jestrovic pointe en tête en Coupe de l'UEFA avec trois buts. Avec la flèche ivoirienne Dindane, ce seront les hommes à surveiller d'une formation qui évolue en 4-3-1-2. Dès dimanche, les Bordelais iront superviser Anderlecht en déplacement au Cercle de Bruges (D 2) en Coupe nationale.
Match aller le jeudi 28 novembre à Bordeaux (sous réserve de modification), match retour le 12 décembre à Anderlecht.

(Sud Ouest)