Les Girondins n'ont d'autre alternative que la victoire
samedi 9 novembre 2002
Cet après-midi face aux Bretons, les hommes de Baup doivent confirmer le résultat positif obtenu à Nantes.
Si le malade est en convalescence, difficile de prétendre qu'il est proche de la guérison. Le fil est toujours ténu entre basculer vers un rétablissement complet ou replonger dans les
abîmes du doute et de l'introspection. Pour autant, le bulletin de santé est moins alarmiste que ces derniers temps. Les Girondins ont mis un terme à l'hémorragie de buts. Ainsi, contre Djurgardens en Coupe UEFA et à Nantes, Ramé a pu conserver sa cage vierge.
Alors qu'il avait encaissé huit buts lors des quatre journées précédentes. Dès lors, l'antibiotique administré au groupe a eu l'effet escompté. Reste à savoir si le traitement sera suivi avec assiduité. Aujourd'hui, la difficulté consiste à trouver
l'équilibre entre le respect des consignes défensives et la prise de risques offensifs indispensable pour brûler les filets adverses. Car privilégier l'un ou l'autre se paiera cash. Entre les excès de gourmandise commis face à Sedan et à Monaco et la frilosité
constatée à Nantes, il convient de trouver un juste milieu. Car, désormais, les Girondins sont condamnés à gagner. Non seulement pour confirmer le résultat positif obtenu à la Beaujoire, mais surtout pour ne plus lambiner en chemin. N'oublions pas que la dernier
succès remonte au 21 septembre, 1-0 contre Lens. S'est ensuite enchaînée une série de cinq matches sans victoire (3 nuls, 2 défaites) dont les conséquences au classement sont évidentes. Ils sont ainsi passés de la 3e place à la 11e. Une position aux antipodes
des ambitions affichées par le club, à savoir une qualification en Ligue des champions.
Le duel Dugarry-Diatta. Dès lors, ce Bordeaux-Rennes revêt la plus grande importance, surtout à une semaine d'un déplacement périlleux à Lyon. Pourtant, la tâche ne sera pas aisée tant Vahid Halilhodzic, le nouvel entraîneur breton, possède l'art de
faire déjouer ses adversaires en appliquant des schémas tactiques pointus et différents selon l'opposition. En principe, il devrait adopter le 4-1-4-1 déjà éprouvé à Auxerre. Avec un joli duel en perspective entre les deux enfants de Lormont, Dugarry et Diatta.
Aux Bordelais de trouver la parade. Cela passera forcément par un jeu d'attaque plus rapide, fait de moins de passes latérales inutiles, mais par une recherche plus systématique de la profondeur où Darcheville et Pauleta peuvent exploiter toutes leurs qualités. Il
ne faut pas se voiler la face, tout autre résultat qu'une victoire sera considéré comme une contre-performance. Peu importe le flacon, pourvu que le public de Lescure ait l'ivresse.
| (Sud Ouest) |
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