L’attaque cherche sa défense
jeudi 7 novembre 2002

A Nantes dimanche, les Girondins n'ont pas encaissé de buts, et ce pour la seconde fois de la semaine après leur déplacement européen à Stockholm. Mais c'est désormais l'attaque qui montre des signes de faiblesse. Et Elie Baup, l’entraîneur bordelais, n’a pas manqué de le constater.

« Il nous faut essayer d'être plus tueur dans la finition », martelait Elie Baup à la sortie des vestiaires, dimanche à la Beaujoire. Une phrase qui doit retentir sans arrêt dans la tête du meilleur buteur en titre, Pauleta, auteur de deux loupés magistraux en première période face aux Canaris. Son capitaine Christophe Dugarry, sans pointer du doigt un quelconque fautif, constatait tout de même : « Il y avait de la place pour gagner. Je suis sûr que si nous ouvrons le score en première période, on peut remporter ce match trois ou quatre à zéro. » Mais voilà, le cyclone des Açores a pour le moment un déficit chronique de réussite.

En lieu et place de victoire, c'est bien un 0-0 qui résulte du déplacement bordelais. Une situation de plus en plus délicate, qui place les hommes de Baup dans le ventre mou du championnat, à égale distance entre le leader et le premier relégable (7 points). Le salut passe par les échecs ou neutralisations des équipes de tête. Les défaites d'Auxerre ou de Paris, le nul entre Lyon et Nice sont autant de présages qui évitent au fossé de se creuser davantage. Mais s'il est déjà bon de ne pas perdre, il faudra pourtant bien que Bordeaux gagne un jour.

Alors Jean-Claude Darcheville, fidèle à son humeur joviale et optimiste, veut y croire : « En ce moment, nous sommes dans une mauvaise passe, ce genre de série ou l'on se procure des occasions que l'on arrive pas à mettre au fond. Mais je suis confiant, on commence à sortir la tête de l'eau. » Elie Baup, comme souvent, trouve des points positifs : « Nous n'avons pas pris de but contre Nantes, ni même en coupe d'Europe. Et nous avons eu trois occasions franches à l'extérieur, ce n'est pas commun. » Effectivement. Mais il n'est pas commun non plus de voir Bordeaux bourlinguer à la onzième place du classement, surtout en ayant affiché des objectifs de titre.

(Football365)