Nantes-Bordeaux, derby de l'Atlantique pour un déclic
dimanche 3 novembre 2002
Nantes reçoit Bordeaux à l'occasion d'un derby de l'Atlantique qui rime cette année avec le déclic attendu par l'une et l'autre équipe, toutes deux à la peine en Championnat, dimanche pour le compte de la 13e
journée de L1 de football.
Les Canaris, champions de France 2000-2001 au jeu en déliquescence, sont englués à la 16e place, tandis que les Girondins, pénalisés par une défense perméable, sont loin de leurs objectifs de début de saison avec un 11e rang.
Nantes reste sur cinq matches consécutifs sans victoire en L1, Bordeaux sur quatre.
La situation semble plus critique du côté de la Loire-Atlantique.
L'entraîneur nantais Angel Marcos ne se fait guère d'illusion, lui qui a laconiquement expliqué la semaine dernière que si sa formation "perd, le club changera logiquement d'entraîneur".
"Je sais que Nantes a des préoccupations, moi aussi j'en ai avec mon groupe, indique l'entraîneur bordelais Elie Baup. Avant de penser à Nantes, je préfère penser à mon équipe. Nous devons nous positionner en bloc équipe, en pensant à bien défendre, quitte à +se mettre minable+. C'est par là que passera notre salut."
Le capitaine et gardien nantais Mickaël Landreau s'efforce quant à lui de rester zen après un dernier mois agité dans la maison jaune, entre réunion de crise, rumeurs et petites phrases.
Match dans le match
"Je le répète, il faut une victoire afin de travailler dans la sérénité, avec plus de confiance, mais tout s'est calmé", commente-t-il.
"Quand les résultats ne sont pas au rendez-vous (...) au niveau de l'ambiance, certaines choses deviennent plus tendancieuses. Maintenant il faut arrêter de se trouver des excuses", ajoute cependant Landreau, qui comme son homologue bordelais Ulrich Ramé, est maintenant boudé par l'équipe de France.
Ce dernier réfute le terme de "crise" à Bordeaux, préférant évoquer "une bonne remise en cause" dans une "passe difficile".
"Quand on ne dispose pas de leaders charismatiques, il faut des leaders irréprochables sur le terrain. Malheureusement, pour l'instant, nous n'en disposons pas", poursuit Ramé.
Le gardien de but relève toutefois une note d'espoir avec la victoire de Bordeaux contre les Suédois de Djurgaarden (1-0) lors du 2e tour aller de la Coupe de l'UEFA, mardi.
"Tout le monde a fait son boulot", se félicite Ramé, toujours prêt à faire son autocritique: "Pour moi un gardien est toujours responsable, on devient décisif quand on en encaisse plus aucun but".
Le match dans le match entre les deux portiers pourrait d'ailleurs être une des clés de la rencontre.
| (AFP) |
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